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Les châteaux de Bruniquel nous ont livrés tous leurs secrets ce samedi 10 juin 2017.

Photo: Vincent Briois qui faisait partie du groupe

En effet, la visite était conduite par une guide de l'office de tourisme et traduite en russe par Ania, qui fut d'ailleurs à l'initiative de cette agréable sortie.

Pour cette occasion l'Association Pouchkine avait réuni une vingtaine de membres et sympathisants dont certains apprenant la langue russe et inversement des amis russes apprenant le français. Cette mixité donne encore plus de sens à ce genre de sortie et favorise les échanges entre nos deux cultures. Nous regrettons cependant l'absence de Marie-Thérèse, la présidente qui était retenue par ailleurs.

Le rendez-vous était fixé à 10 heures sur un parking en contrebas des châteaux. Nous avons emprunté les rues médiévales pour arriver sur la place devant l'entrée du Château Neuf dans lequel se tient la billetterie et une boutique de souvenirs. Nous avons commencé la visite par le Vieux Château, poursuivi par le Neuf et terminé dans les jardins.

Vers midi nous avons regagné nos véhicules et Ania nous a conduit chez un sympathisant de l'Association qui nous a gentiment prêté un terrain ombragé en bordure de l'Aveyron sur lequel nous avons partagé notre pique nique en toute convivialité tout en écoutant les oiseaux et le murmure de l'eau qui s'écoule de la jetée.

 

Vous pourrez voir quelques photos que j'ai prises au cours de la visite dans l'album intitulé "Châteaux de Bruniquel"

 

 

Photo: site de la mairie de Bruniquel

 

Quelques informations recueillies sur le Site de la Mairie de Bruniquel:

Les châteaux de Bruniquel situés dans l’un des « plus beaux villages de France », sont perchés sur un éperon rocheux dominant les vallées de l’Aveyron et de la Vère.

Avec près de 33000 visiteurs par an, chiffre en constante augmentation, les châteaux font l’objet de campagnes de restauration par étapes.  Ils sont la propriété de la municipalité depuis 1987, qui bénéficie de soutiens de l’état, la région, le département et l’Europe dans le cadre de ces projets.

 

Un peu d’histoire :

On attribue à la reine mérovingienne Brunehaut ou Brunehilde (vers l’an 600), la fondation du village et d’un premier château sur l’emplacement déjà occupé à l’époque romaine par un castrum (camp fortifié). Sur les ruines de ce premier château a été construit l’actuel «château vieux», au 13ème siècle. Propriété des comtes de Toulouse, il est habité par les vicomtes de Bruniquel.

Au milieu du 15ème siècle, le vicomte en querelle avec son fils, décide de vendre les terres situées à l’est de son château à un cousin, Maffre de Comminges. Après quinze années de procès qui opposeront le père et le fils, le cousin pourra enfin acheter les terres afin d’y construire son propre château entre 1485 et 1510. C’est pourquoi il existe sur le même site deux châteaux : le vieux et le jeune. Pendant trois siècles les deux branches de la famille ne cesseront de se quereller. Le «château vieux» porte encore aujourd’hui la trace de ces différentes attaques, notamment la salle dite des chevaliers.

A la fin du 18ème siècle, le vicomte du «château vieux» décide de racheter le «château jeune». A la même époque un impôt prélevé sur les ouvertures incitera le vicomte à murer toutes les portes et fenêtres de sa nouvelle acquisition. Seul le «château vieux» continuera à être habité jusqu’en 1980, année de la mort de la dernière vicomtesse de Bruniquel. Le «château jeune» sera laissé à l’abandon pendant deux siècles et sera donc paradoxalement le plus abîmé des deux lorsque la municipalité se portera acquéreur en 1987.

Classés «Monuments Historiques» en 1840 par Prosper Mérimée, les deux châteaux nous offrent quelques raretés telles que le donjon du 12ème siècle, une cuisine du 17ème équipée d’un magnifique et très rare potager (ancêtre du fourneau) à neuf trous, la salle d’apparat réaménagée au 17ème siècle, une chapelle transformée en cuisine, une galerie surplombant la rivière Aveyron à 90 mètres de hauteur…          

                     

Plan recueilli sur internet

 

Autres choses dignes d'intérêt:

Photo des photos: Alain Bigou

 

Cinéma: A Bruniquel furent tournées de nombreuses scènes du film "Le vieux fusil". Une exposition de photos nous remémore  les deux immenses acteurs qui ont tourné dans ce film, Romy Schneider et Philippe Noiret pour ne citer que les plus emblématiques. Le château est marqué par l'incendie qui a suivi une scène du film abîmant à jamais des peintures sur bois.

 

Photo: Alain Bigou

 

Préhistoire: Bruniquel est aussi un haut lieu de la préhistoire. Une salle du château est dédiée aux découvertes faites dans les grottes voisines.

Une équipe d’archéologues et géologues franco-belge vient en effet d’y faire une découverte tout simplement extraordinaire. En 2012, la géologue belge Sophie Verheyden visite avec des spéléologues la grotte de Bruniquel.
A 300 mètres de l’entrée, elle remarque une « installation » pour le moins curieuse , une harmonie qui ne ressemble pas à ce que la nature peut faire toute seule: des morceaux de stalagmites  cassés et disposés en deux cercles tangents, l’un d’une dizaine de mètres de diamètre, l’autre de trois mètres. Tous ces morceaux sont manifestement calibrés.  Et il y a des cales pour maintenir ces empilement.

Jacques Jaubert, de l’université de Bordeaux, Dominique Genty, du CNRS et Michel Soulier, spéléologue, vont relever et numériser en 3D cet assemblage. De toute évidence, ce sont les hommes préhistoriques qui ont réalisé cette construction, même si le sens nous échappe totalement. Art pour l’art, lieu de culte, cercle « magique »... On avait déjà découvert des traces d’occupation de la grotte remontant à 47 000 ans, donc au tout début de l’arrivée de « Homo Sapiens » en Europe.

Mais des examens plus approfondis réalisés directement sur les stalagmites par la méthode de l’uranimu-thorium donnent une date de construction de cet assemblage qui donne le vertige : 176 500 ans ! C’est dix fois plus anciens que les dessins de la grotte de Lascaux, peints il y a « seulement » 18 000 ans. L’étude vient d’être publiée dans la prestigieuse revue « Nature ». 

"Ce sont les plus anciennes constructions humaines aussi complexes trouvées sous terre", explique la géologue Sophie Verheyden. Une découverte qui va révolutionner l’image que l’on avait du robuste et rustique homme de Néanderthal. 

Source: Article de la Dépêche du Midi - 25 mai 2016

Pour plus d'informations sur les manifestations qui se déroulent à Bruniquel ou concernant la visite des châteaux,  je vous invite à vous rendre sur le Site de la Ville de Bruniquel: www.bruniquel.fr › Découvrir

 

Alain BIGOU - Association Pouchkine