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Catégorie : sorties
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La suite de la visite des Villes de l'Anneau d'Or de Russie passe par Kostroma, Viatskoe, Krasny Profintern, Pestrecevo et se termine à Serguiev Possad 

 

KOSTROMA 

Le 15 septembre 2016 nous avons débuté la visite de Kostroma par le Monastère Ipatiev, ses monuments, l'exposition de peintures et d'icônes, la maison de l'Evêque, le musée, ses espaces verts plantés d'arbres fruitiers décoratifs, une crypte. Le musée qui renfermes de nombreuses pièces de grande valeur historique dont deux lettres signées par les présidents successifs de la Russie: Vladimir Poutine (27/03/2006) et Dmitri Medvedev (15/05/2008). De nombreux princes de la Principauté de Iaroslavl, des évêques, des archevêques, des métropolites et des gouverneurs de la ville reposent dans la crypte.

Kostroma: Monastère Ipatiev, Cathédrale de la Trinité

 

Plus tard nous avons fait une visite rapide du monatère Orthodoxe de la rue Simanovski.

Nous sommes retournés près du Monastère Ipatiev pour visiter le musée d'Architecture en bois, en plein air. Une rue de village est reconstituée avec des maisons et dépendances, églises … Des banias se mirent sur la rive opposée d'un plan d'eau longeant l'allée principale abritée par des bouleaux. Il évoque les modes de vie dans les villages du XIVème au XXème siècles.

Kostroma: Musée d'Architecture en bois - Chapelle Ili Proroka du Haut-Berezovets (fin XVIII-XIX°)

Nous avons pris notre repas au restaurant Slavianski près du marché couvert en centre ville.

Pour digérer nous avons fait la visite du centre ville. Avant de quitter Kostroma nous sommes descendus sur les bords de la Volga près de la Gare Fluviale.

Sur le chemin du retour, à la vue des nombreux vendeurs de cèpes et autres champignons au bord de la route, nous avons prié le chauffeur de faire une halte dans un bois. L'arrêt fut de courte durée, et malgré que nous n'étions pas manifestement les premiers à entrer dans le bois des cèpes furent trouvés.

La journée n'est pas terminée, nous rentrons à Iaroslavl faire quelques courses, nous en profitons pour flâner dans le centre ville du côté de l'administration régionale. Sur l'esplanade ont été disposés des massifs de fleurs avec des miniatures dont chacun correspond à une ville de chaque raïon de l'oblast de Iaroslavl. Une façon originale pour montrer l'activité et la richesse économique et culturelle de l'ensemble de l'oblast.

Nous regagnons l'hôtel ou un véhicule nous attend pour nous conduire chez Nadejda, notre guide qui tient à nous faire visiter sa maison. Avec sa famille et ses amis nous sommes conviés à partager des spécialités locales, bien arrosées de vin et d'alcool local. Le repas est entrecoupés de chants traditionnels parfois accompagnés à la guitare. Nadejda nous convie même à partager une danse spécifique de son pays qui termine en fou-rire général.

Encore une soirée qui se termine dans la convivialité et la bonne humeur.

Centre-ville de Kostroma

 

Kostroma (en russe : Кострома) est une ville de Russie et le centre administratif de l'oblast de Kostroma. Sa population s'élevait à 269262 habitants en 2013. Kostroma fait partie des villes de l'anneau d'or de Russie. Kostroma est située au confluent de la Volga et de la Kostroma, 65 km à l'est de Iaroslavl et 300 km au nord-est de Moscou.

Les premières chroniques faisant référence à la ville datent de 1213, mais les historiens pensent qu'elle a pu être fondée par le prince Iouri Dolgorouki en 1152. Elle doit son apparition à sa position stratégique défensive contre les assaillants venus de l'est (Tatars et Mongols). Ainsi, comme d'autres villes de Russie de l'est, Kostroma a été mise à sac par les Mongols en 1238.

Construites à l'origine en bois, les habitations ont été détruites par les incendies. Quant aux édifices actuels, ils datent du XIXe siècle.

À l'origine, Kostroma était le siège d'une petite principauté dirigée par le prince Basile « le Buveur », un des plus jeunes frères d'Alexandre Nevski. Même en héritant du titre de grand duc en 1271, Basile n'abandonna pas la ville pour celle de Vladimir, cité princière. Ses descendants gouvernèrent à Kostroma pendant plus d'un demi-siècle, avant que la ville ne soit rachetée par Ivan Ier de Moscou.

Comme beaucoup de villes du nord de la Moskova, Kostroma servait de lieu de retraite pour les grands ducs qui souhaitaient se protéger des ennemis qui assiégèrent Moscou en 1382, 1408 et 1433. En 1375, la ville fut pillée par les pirates de Novgorod (les oushkouïniki).

La ville doit sa prospérité et sa croissance économique au XVIe siècle aux relations commerciales établies avec les marchands anglais et néerlandais (la Compagnie de Moscovie) par le port du Nord d'Arkhangelsk.

Boris Godounov reconstruisit en pierre les monastères de l'Épiphanie et de Saint-Ipatius (Ipatiev).

Kostroma fut ravagée par deux fois par les Polanes. Elle résista à six mois de siège et finit par les expulser du monastère Ipatiev. Lors de ces événements, un paysan héroïque du nom d'Ivan Soussanine se distingua et devint le symbole de la résistance de la ville face aux envahisseurs étrangers ; plusieurs monuments lui furent dédiés.

Le futur tsar Michel Romanov vécut dans ce monastère. Il n'y avait à Kostroma qu'une ambassade de Moscou offerte par la couronne russe en 1612.

Les tsars Romanov ont toujours donné à Kostroma une place de choix. En effet, le monastère Ipatiev accueillit nombre d'entre eux, en particulier, Nicolas II, le dernier empereur de Russie.

Le monastère a été fondé au début du XIVe siècle par un prince tatare, l'ancêtre de la famille Godounov. Les tsars Romanov ont reconstruit la cathédrale de la Trinité en 1652. Dans le monastère, la maison de bois de Michel Romanov est restée préservée.

Un bon nombre de charpentes en bois des structures des murs du monastère viennent des régions de l'actuel oblast de Kostroma.

Kostroma fut ravagée par un grand incendie en 1773. Par la suite, la ville fut reconstruite avec des rues qui convergent de façon radiale vers un même point à proximité du fleuve. D'après une légende, on dit que l'impératrice Catherine laissa tomber son éventail sur la carte de la ville et qu'elle demanda aux architectes de suivre son dessin. On trouve encore des vestiges urbanistiques préservés datant du XVIIIe siècle.

Il existe à Kostroma quelques bâtiments de style néoclassique. Parmi ces derniers, on trouve le palais du gouverneur, une tour de guet, une rotonde sur une digue de la Volga et un marché central bordé d'arcades avec une église de marchands dans le centre. 

Monastère Ipatiev 

Le monastère Ipatiev (en russe : Ипатьевский монастырь) ou monastère Saint-Hypatius est bâti au bord de la rivière Kostroma, près de la ville de Kostroma. Le monastère fut fondé vers 1330 par un Tatar converti, le prince Tchet, ancêtre de Boris Godounov. De 1433 à 1435, le grand-duc Vassili II, chassé du trône de Moscou par son oncle Youri de Zvenigorod, est relégué à Ipatiev pour régner sur la ville voisine de Kostroma. À l'époque, le monastère, réservé aux hommes, est un important centre d'enseignement.

Pendant le Temps des troubles, le monastère Ipatiev fut occupé par Dimitri II (encore appelé le faux Dimitri) au printemps 1609. En septembre de la même année, le monastère fut pris par l'armée de Moscovie après un long siège.

Le Zemski sobor (Congrès de la Terre russe) désigna Michel Romanov, qui résidait alors au monastère, comme nouveau tsar de Russie, le 14 mars 1613. Selon la légende, en ce même hiver, un paysan des environs nommé Ivan Soussanine sacrifia sa vie pour sauver le jeune tsar des troupes de Sigismond III Vasa, roi de Pologne, qui contestait cette nomination.

C'est au monastère Ipatiev que Nicolas Karamzine, auteur à partir de 1803 de la monumentale Histoire de l'État russe, découvrit un ensemble de trois chroniques du XIVe siècle, comprenant la Chronique de Nestor, connue désormais sous le nom de Codex d'Ipatiev.

La plupart des édifices du monastère a été construite entre le XVIe et le XVIIe siècle. La cathédrale de la Trinité est célèbre pour ses somptueuses peintures intérieures. L'entrée principale côté rivière a été construite par l'architecte Constantin Thon. La maison privée de Michel Romanov a été restaurée sur ordre d'Alexandre II, mais la fidélité de cette restauration fut largement remise en question.

Le monastère fut fermé après la révolution d'octobre en 1917, mais a été en grande partie préservé comme témoin historique et architectural. Les soviétiques ont cependant démoli une des églises du monastère. Sa reconstruction est en projet. Elle serait consacrée aux saints martyrs de la famille Romanov. Les autorités ont récemment décidé de consacrer à nouveau le monastère à l'église orthodoxe russe, malgré une forte opposition des musées nationaux.

 

Kostroma, Monastère Ipatiev

Musée de l’architecture en bois de Kostroma

Le musée de l’architecture en bois à ciel ouvert de Kostroma existe depuis 1958.

Il expose des exemples de l’architecture de culte et résidentielle des XVI – début XX siècles, apportés des coins différents de l’oblast de Kostroma: maisons de paysans riches et pauvres, des dépendances, greniers, séchoirs à blé, banias, moulins, chapelles et églises en bois.

Les édifices les plus vieux et les plus célèbres sont l’église du village Spasse-Véji construite en 1713 et celle du village Kholm érigée en 1564; la maison de Erchov construite au milieu du XIX siècle et l’église du village Fominskoïé bâtie au début du XVIII siècle.

Les maisons représentées au musée sont aménagées d’objets propres à la vie quotidienne de l’ancienne Russie

 

Monastère de la Transfiguration du Sauveur 

Le monastère de la Transfiguration du Sauveur (en russe : Спасо-Преображенский монастырь) appelé aussi monastère Spasski (en russe : Спасский монастырь) est un ancien monastère actuellement désaffecté (pour homme), situé à Iaroslavl en Russie. Il a joué un rôle important dans l'histoire locale de la ville et de la région. Il est situé sur la place de l'Épiphanie, près du pont de Moscou qui traverse la Kotorosl, dans le raïon de Kirovsk. C'est dans ce quartier que se trouvent les monuments architecturaux du XVIe siècle au XIXe siècle. C'est ici que fut découvert «le Dit de la campagne d'Igor» témoignage de la littérature russe ancienne.

Le monastère Spasski a joué un rôle important dans l'histoire de Iaroslavl, comme centre spirituel, culturel et économique durant des siècles. Il est créé au XIIe siècle, derrière les murs de la ville de l'époque, près du passage sur la Kotorosl, occupant ainsi une position angulaire dans le système de défense de la ville. En 1216—1218, la première école ecclésiastique de la Rus' du Nord-Est s'installa dans ses murs. Entre 1216 et 1224, la cathédrale de la Transfiguration du Sauveur fut construite dans l'enceinte du monastère. En 1218 en l'honneur de la Principauté de Iaroslavl fut construite, selon la légende, une cathédrale miniature de "l'Entrée du Christ à Jérusalem" dans la partie sud-est du monastère. Cet édifice n'est pas parvenu jusqu'à nous. Dès la première moitié du XIIIe siècle, s'est constituée une grande bibliothèque dans le monastère notamment par la copie de manuscrits.

Après l'incendie qui eut lieu en 1501 et qui endommagea gravement les bâtiments du monastère, une nouvelle cathédrale de la Transfiguration du Sauveur fut construite à l'image de la Cathédrale de l'Annonciation de Moscou et de la Cathédrale de l'Archange-Saint-Michel de Moscou du Kremlin de Moscou. Cette cathédrale est actuellement le plus ancien édifice de Iaroslavl. Ses fresques, réalisées de 1563 à 1564, sont les plus anciennes peintures murales de la ville et parmi les plus anciennes datant de l'époque d'Ivan le Terrible. C'est à cette époque également, qu'est construite la première tour en pierre (appelée "les saintes portes"). Ce sont des artistes moscovites et aussi locaux qui créèrent la grande iconostase de la cathédrale. Treize icônes déisis ont été conservées ainsi que trois autres du registre inférieur de l'iconostase.

Au XVIe siècle, est créé le beffroi-carillon et le réfectoire ainsi que l'église de la Croix de Noël, mais en 1550-1580 ces édifices furent construits en pierre au lieu du bois. Le monastère devient la partie la plus solidement fortifiée de la ville, étant donné que la Kremlin de Iaroslavl n'a jamais eu de murs de pierres à cette époque et que ceux qu'il a eu plus tard, ont été démantelés au XVIIIe siècle. C'est la raison pour laquelle le monastère Spasski est souvent appelé le Kremlin de Iaroslavl.

Ivan le Terrible aimait à visiter ce monastère. À la fin des années 1560, le monastère avait reçu de lui 55 lettres patentes, la propriété de 6 paroisses et de 239 villages, des droits de pèche et des salines, et encore une exonération fiscale générale ainsi qu'un privilège de juridiction (stavropégie). Son fils, Fédor Ier, accorda encore au monastère une douzaine de chartes.

En 1609, au temps des troubles le monastère Spasski et le Kremlin de Iaroslavl résistent au siège du colonel lituano-polonais Ossip Boudile et du gouverneur Naoumova, qui se prolongea durant un mois environ, tandis que le reste de la ville de Iaroslavl était prise. Des murs du monastère, sont partis en 1612 les milices populaires envoyées à Moscou pour la libérer de la domination lituanienne. Du 21 mars au 16 avril 1613, Michel Ier Romanov futur tsar de Russie résida à Iaroslavl, en provenance du monastère Ipatiev à Kostroma, avant de se diriger vers Moscou. C'est du monastère Spassky qu'il envoya sa première lettre d'acceptation du trône de toutes les Russies. Plus tard il accordera 18 chartes au monastère.

De 1621 à 1646, furent reconstruits les murs du monastère qui avaient souffert du siège. Ils furent renforcés par la même occasion et sont encore aujourd'hui, pour l'essentiel, dans l'état où ils étaient à cette époque. Des tours de garde en pierre apparaissent (celles appelées " de Notre-Dame", "Ouglitch", "Gloukhaïa", " Mikhailovskaïa", la "porte de l'Eau"). Durant le dernier quart du siècle sont reconstruites les cellules des moines. À la fin du XVIIe siècle la longueur totale des murs atteint 820 m, la hauteur 10,5 m, la largeur des murs 2,8 à 3 m. Le murs et tours étaient garnis d'armes: 15 grands canons et 17 petits, 97 carabines, 14 barils de poudre.

Le monastère possédait un vaste territoire à l'ouest de la ville le long de la route vers Ouglitch, où au XVIIe siècle s'accrut le nombre de villages colonies du monastère (plus de 300 foyers). Le résultat fut qu'il devine de plus en plus puissant, qu'il influença de plus en plus la vie sociale et économique de Iaroslavl, qu'il entra en concurrence et parfois même en conflit avec les bourgades issues de ces colonies initiales.

L'Église de Saint Théodore, David et Constantine est située dans le monastère de la Transfiguration. Elle est également connue sous le nom de l’église de l’entrée du Seigneur à Jérusalem. Construite en 1827-1831, sur un projet de l'architecte provincial P. J. Pankova (Ukraine). L’église contenait autrefois une petite église à l’entrée, contemporaine du début de la construction de la cathédrale de la Transfiguration. Dans le sous-sol le 5 mars 1463 ont été découvert les reliques du monastère d’Iaroslavl, du Prince Saint Theodore et de ses fils David et Constantin. Lors de l’incendie, elle a souffert en 1501, il a été décidé de le reconstruire. En 1617-1619, respectivement à sa place fut construite l'entrée d’un nouveau temple du Seigneur à Jérusalem, mais, cependant, la cathédrale n'a pas été fermée. Des fragments sont visibles dans la maçonnerie des murs sur l’Église nouvelle du monastère qui l'a remplacée.

Sources: Wikipédia, BaïkalNature - Commentaires et photos: Alain BIGOU


 

IAROSLAVL (suite du 1er article)

Visite du Monastère de la Transfiguration du Sauveur le 16 septembre 2016

La matinée du 16 septembre est libre, j'en profite pour rechercher des timbres pour mes cartes postales, et changer de l'argent. Puis je suis allé visiter le Monastère de la Transfiguration du Sauveur, situé à 100 m. Il pleut, mais cela ne m'empêche pas de faire la visite. La première chose qui m'intéresse est la montée dans le campanile qui domine le Monastère et la ville. Je suis le premier client, et  la guide m'a fait passer devant pour ouvrir les énormes trappes qui ferment l'accès au sommet de la tour.

Le point de vue est superbe, la pluie a cessé et la vue porte suffisamment loin pour bien voir la ville et la Volga. A hauteur de mes pieds des boules dorées hérissées de pointes pointent au sommet des tours de la cathédrale. Sur une autre tour, à hauteur de mes yeux, le sommet se termine par une haute hampe d'or terminée par un ours à la hallebarde, symbole de la ville, surmonté d'une croix orthodoxe. Dans la descente je m'arrête pour admirer l'agencement des cloches du carillon. Je passe devant le monument célébrant le Serment du Prince Pojarski, et j'entre dans l'Église de Saint Théodore, David et Constantine.

Je redescends et j'entre dans une sorte de chapelle. Amateur de botanique je m'arrête quelques instants pour observer quelques arbres et arbustes qui ombragent et agrémentent les allées, des tilleuls, un cèdre de Sibérie, des sorbiers, des frênes… Ensuite je vais rendre visite à Macha, une ourse orpheline qui a été sauvée et qui vit dans un espace réservé dans le monastère. L'animal, énorme, placide croque quelques pommes et ne se soucie guère des rares visiteurs.

Une particularité du monastère est le mode de paiement. Vous allez à une caisse pour acheter un billet d'entrée, mais ce billet ne vous autorise qu'à vous promener dans les allées. Pour visiter le musée, la tour, l'ours… à chaque fois vous devez aller acheter un billet à la caisse ???

Iaroslavl: vue depuis le sommet du clocher du Monastère de la Transfiguration du Sauveur

 

De retour à l'hôtel je rejoins le groupe pour la visite de Viatskoe.


 VIATSKOE-SUR-UKHTOMKE

 

Le village de Viatskoe a été fondé en 1502 sur la rivière Ukhtanka. Il est situé dans la plaine de Kostroma à 38 km au nord-est de Iaroslavl, à 18 km de la Volga et à 8 km de la gare du Transsibérien.

Au XIXe siècle, Viatskoe possédait déjà un niveau de vie que lui enviait la ville voisine, Yaroslavl. Avec un peu plus de 800 habitants, le village possédait une bibliothèque, un hôpital, deux hospices, une école, sept restaurants, vingt-six épiceries et une filiale de la maison Singer célèbre pour ses machines à coudre que chaque foyer souhaitait posséder. 

En 2011, sa population s'élevait à 1 893 habitants. Aujourd’hui, ce charmant petit village de l’Anneau d’Or accueille chaque année plus de 120 000 visiteurs. Le 15 octobre 2015 Viatskoe est devenu le premier membre de l’Association des plus beaux villages de Russie. 

C'est l’un des plus écologiques et historiquement important village de l'oblast de Iaroslavl. L’incroyable beauté de la nature des plaines centrales avec une abondance de rivières, de lacs, et d'espaces ouverts, le rend attrayant à tout moment de l’année.  

La première trace de l'existance de Viatskoe remonte à 1502. Au XVIIe siècle, le village qui avait atteint une taille relativement importante devint la baronnie du Patriarche Philarète (Feodor Nikitich Romanov).

Depuis la fin du XVIIIe siècle Viatskoïe étaient connus pour ses marchés hebdomadaire le jeudi et ses foires annuelles. Les principaux sujets de négociation sont le bétail, les chevaux, seigle, avoine, légumes, cuir, laine… et aussi des produits d’artisans locaux tels que: traîneaux roues, chariots, paniers, instruments de battage, rouets, ferronnerie, poteries, ustensiles en bois, etc..

Les sols limoneux et humides du village sont propices à la culture des légumes. Ils contribuent au développement, depuis le milieu du XIXe siècle, de la production de concombres (ou de cornichons). Les concombres produits étaient destinés aux marchés locaux, mais la plupart ont été exportées vers Arkhangelsk, si bien qu'en 1906 de la paroisse de Viatskoe ont été produits environ 8190 tonnes de concombres. A une plus petite échelle, cette production existe à l’heure actuelle. Outre les concombres les agriculteurs de Viatskoe ont développé la culture du lin qui était vendu à Iaroslavl et aux manufactures de Kostroma, et l'élevage de bovins de race. Une autre non moins caractéristique activité de Viatskoe était le travail saisonnier (pour la plupart à Saint-Pétersbourg). Ils exerçaient les métiers traditionnels de couvreurs ou étaient spécialisés dans la maçonnerie en brique (poêles, cheminées…). L'artisanat se transmettait par héritage. Des paysans quittèrent Viatskoe et devinrent de riches marchands de Saint Pétersbourg. 

La fascinante histoire de cette région la attrayante pour les touristes et gens qui veulent changer la ville encombrée de la sérénité de la vie à la campagne.

 Viatskoe: Musée des Jouets, théâtre, cinéma et des Pompiers

Le village de Viatskoïe s'inscrit dans un complexe historique et culturel moderne avec dix musées, trois hôtels, restaurants, des salles de concert et une infrastructure touristique appropriée. Chaque objet reflète les caractéristiques uniques de la région, l'unicité et la richesse de la culture locale.

Les Musées de Viatskoïe: 

Dans les musées du Centre Historico-Culturel "Viatskoïe" il y a des programmes interactifs, faisant revivre les fêtes traditionnelles telles que la Tenue rouge et le Jour de la récolte, et d'en créer de nouvelles, la Fête de la couronne russe et l'anniversaire de Pierre Teluchkin. 

En préparation de la célébration du 200e anniversaire du grand poète russe N. A. Nekrassov, qui se tiendra en 2021, à Viatskoïe, s'est tenu le traditionnel Festival annuel Russe de Poésie intitulé "Le Jour de Nekrassov dans Viatskoïe ", ainsi que les visites guidées des enfants "Nekrasovskaya Rus". 

Le Centre Historico-Culturel "Viatskoïe" a commencé à travailler sur la création d'un musée littéraire et d'un monument en hommage à Nekrasov qui sera réalisé par le célèbre sculpteur E. Paskhin. Le Festival annuel "La Province c'est l'âme Russe" s'est aussi tenu ici sur une idée de la célèbre chanteuse d'opéra Aimée Kazarnovskaya.

Le Centre Historico-Culturel "Viatskoïe" est le lauréat du Prix "Patrimoine culturel" en 2008, et le lauréat du prix «Conservateur du patrimoine" en 2011. L'auteur du projet, le président russe Vladimir Poutine s'est vu décerner en 2012, le prix de la Fédération de Russie dans le domaine de l’art et la culture pour sa contribution à la relance et au développement des valeurs culturelles et historiques traditionnelles.

En 2015, le principal festival des musées du pays "Intermusées 2015» a reconnu le Centre Historico-culturel "Viatskoïe" meilleur musée de l'année en Russie, il a reçu le Grand Prix du Festival International. Le centre du musée est inclus dans le Fonds du Musée de la Fédération de Russie.

En 2014, le centre a été visité par environ 80 mille touristes. 

Sources: Wikipédia, Вятское (Ярославская область) - Centre Historico-Culturel "Viatskoïe" : вятское-село.рф Vyatka-selo.rf

Viatskoe: passerelle sur  l'Oukhtanka et les banias

Le 16 septembre 2016 le minibus nous dépose dans le centre du village près du Musée des Jouets qui jouxte le Cinéma et le Théâtre devant lesquels sont exposés de très anciennes pompes à incendie sur chariot et sur traineau.. A la suite de Nadejda, nous entreprenons de faire le tour des lieux intéressants de Viatskoe. Nous passons devant l'espace ou vont être érigés le monument au poëte Nekrassov et le futur Musée de la Littérature.

Un groupe de jeunes cyclistes et de piétons débouche sur la route, apparemment c'est l'heure de la sortie de l'école, ils doivent regagner leur domicile. Nous suivons la rue Pervomaiskaya, le long des laquelle de nombreuses maisons ont été restaurées mais il reste cependant des ruines, occultées par des tentures de chantier. Sur le trajet est posée une statue en pierre blanche d'Olga Pankratov (St Pétersbourg). Nous passons devant le Musée des Appareils Ménagers, Viatskoe possédait une filiale de la fabrique de l'universelle machine à coudre Singer. Il convient de souligner que l'embellissement du village est dû à un mécène, Oleg Jarov (d'après le Courrier de Russie), qui en était tombé amoureux, au point d'y consacrer une partie de sa fortune. Plus loin nous passons devant la belle maison qui abrite le Musée des Valeurs Familiales.

Nous descendons vers la rivière que nous traversons sur une passerelle en bois près d'une bania en bois et abordons la rue Kliouchnikovo qui n'est pas goudronnée à cet endroit. Nous avons un point de vue à notre droite sur l'Eglise de l'Assomption construite en briques et crépie en blanc, mais en état d'abandon. Le village est composé de maisons en bois ou en dur mais toutes dans un style traditionnel. Au travers des clôtures en bois ajourées nous pouvons apercevoir, près des maisons, des jardins potagers à la terre noire, certainement très fertiles, et très bien entretenus. Un groupe d'enfants passe devant nous à bicyclette rue Proletarskaya. Nous empruntons la rue Ceredskaya ou est posée une autre statue en pierre blanche, celle-ci, une pieta, est d'Elena Maskhina de Iaroslavl. Plus bas une petite chapelle moderne passe presque inaperçue, on la remarque surtout à cause d'un fronton sur lequel est peinte une fresque religieuse. Non loin de là sous un hangar est exposé une superbe batteuse allemande de 1930.

Nous nous arrêtons devant une maison en construction en rondins, autour de laquelle s'affairent des charpentiers. La construction utilise des méthodes modernes d'assemblage de bois. Les rondins préparés en atelier, ils sont calibrés, les faces sont planes, le champ du haut est arrondi, le champ du bas est taillé en creux pour se coller parfaitement au champ du haut du rondin de dessous. Ils mesurent environ 20 cm d'épaisseur sur 30 ou 40 cm de hauteur et son entaillés "à mi-bois". Les têtes apparentes sont travaillées, ils sont préparés pour recevoir les portes et les fenêtres. Bien que la maison n'était pas encore terminée, on devine très esthétique et confortable.

A côté de la maison en construction une source captée est décorée avec des mosaïques et une image pieuse. Nous passons la petite rivière Ukhtanka sur une belle passerelle en bois. Malgré le caractère écologique annoncé du village, j'émets une réserve quant à la qualité de l'eau de la rivière, d'autant que sur la rive sont bâties plusieurs banias.

Viatskoe, magasin et musée, 9 rue Ceredskaya

Une d'elles est ouverte aux visiteurs, c'est une bania "au noir", c’est-à-dire sans cheminée, ce qui explique que l'intérieur est noirci par les fumées qui s'évacuent par les ouvertures (fenêtres et portes). A côté de la passerelle, une statue en pierre blanche représente un pêcheur tenant un énorme poisson, elle est signée Valentin Rechikov (St Pétersbourg). En remontant vers le centre du village une autre sculpture signée Cemen Jokhov de St Pétersbourg représente un "Houligan", elle est proche d'un jardin d'enfants. De cet endroit nous avons une très belle vue sur le théâtre en plein dont les deux rangées de bancs et la scène se détachent sur le vert sombre de l'herbe. Sur le côté opposé de la rue un ancien bâtiment de style, en brique rouge foncé abrite trois musées ou expositions. Nous terminons par la visite Viatskoïe par le petit Musée du Jouet.

Nous reprenons le minibus pour la prochaine destination, Krasny Profintern.


 Krasny Profintern

 

Krasny Profintern (Profintern rouge) est une commune urbaine du raïon de Nekrasovsk, oblast d’Iaroslavl. Centre pour les établissements ruraux l’internationale syndicale rouge.

La ville est situé sur la rive gauche de la Volga à 36 km au nord-est de Iaroslavl. Le quai près du palais Ponizovkin sur la rive droite de la Volga est relié à Novodachkovo (près de Nekrasovskoïe) sur l'autre rive par un bac pouvant transporter des voitures et des camions. Le fonctionnement du bac est financé par l'administration du raïon de Nekrasovsk. Auparavant jusqu'en 2005, le terminus de la ligne de chemin de fer de Iaroslavl - Danilov se situait à l'usine d'amidon. En 2000 l'usine a été démolie et le chemin de fer fut abandonné. Maintenant la gare la plus proche est à 33 km. Lors du recensement de 2010 on dénombrait 1256 habitants. 

La fondation de la première localité est en relation avec l'ouverture par Nikita Ponizovkin, marchand de Iaroslavl, d'une usine d'amidon de pomme de terre. L'usine et son propriétaire sont cités dans un poème de N. A. Nekrassov "Le malheur du vieux Nahum":

L'usine de sirop de Nahum / Et la petite auberge / Donnent un revenu décent ferme / Nahum est un habile…

Le poète Nekrassov

 Jusqu'en 1945 le village s'est appelé Guzicino, le statut de ville lui a été donné en 1927. Les principales entreprises sont les usines d'amidon et de sirop "Iarpatoka" et une usine laitière. 

La principale attraction du village est le Palais de Ponizovkin, dans l’esprit d’éclectisme avec des éléments d’Art Nouveau, orné de sculptures et ornements de style Néo Mauresque (1912-1914). Le palais bâti sur les rives de la Volga est actuellement en cours de restauration, sur le site le visiteur peut voir la maquette d'un ambitieux projet de complexe touristique. 

 

 Krasny Profintern: Palais de Ponizovkin

Histoire du Palais Ponizovkin 

La première usine d'amidon de Nikita Ponizovkin a été ouverte dans le village de Durkovo en 1848 au ainsi qu'une usine de produits chimiques. Ponizovkin poursuivit l'élargissement de la production si bien que dans les années 1880, il possédait 14 usines d'amidon situées dans plusieurs villages. En 1850, l'homme d'affaires est devenu marchand de la deuxième guilde, et en 1863, de la première. Lors de l'Exposition universelle de Paris en 1889, ses usines de production ont remporté une médaille d'argent. En plus de la production d'amidon et de sirop Nikita Ponizovkin possédait une petite usine de produits chimiques, de peintures et vernis qui étaient très demandés. Les affaires allant bien, le commerçant décida de construire une grande usine d'amidon et de produits chimiques sur la rivière Volga, les travaux ont commencé en 1866, mais en 1867 Ponizovkin a mystérieusement disparu. Sa femme et ses fils organisèrent la maison de commerce et l'ont baptisée "Nikita Ponizovkin et fils". C'est sous ce nom qu'une usine chimique a commencé à fonctionner en 1868. A cette époque, furent construits un logement, des ateliers de menuiserie, de serrurerie, une cheminée d'usine et un bâtiment pour les chaudières à vapeur. Aujourd'hui, la plupart de ces bâtiments sont utilisés aux fins prévues. Un autre sort fut destiné aux bâtiments du domaine.

Dans les années 1912-1914 le petit-fils de l'homme d'affaires bien connu, Nikita Andreyevich Ponizovkin fit construire un palais, sur la rive de la Volga d'après un projet conçu par un architecte de talent inconnu, dans un style éclectique en incluant des éléments modernes. Le bâtiment unique a un choix spatial intéressant, il rappelle l'architecture construite par en par P. S. Boytsov à Murotsevo près de Vladimir.

Avec une grande tour quadrangulaire il offre une vue magnifique sur la région environnante. Son intérieur est entièrement conforme à l'aspect extérieur: un grand escalier, des colonnes, des plafonds peints, un parquet, un jardin d'hiver. Près de lui est située une deuxième maison. Son rez-de-chaussée est en briques, et l'étage en bois, au balcon décoré de fines sculptures.

Après la révolution, pendant longtemps, le bâtiment abritait une école. À l'époque soviétique, il fut décidé de remplacer le système de chauffage à air pulsé parce que la maison était conçue pour un chauffage à eau. Mais un nouveau système de chauffage à eau n'a pas fonctionné. De ce fait, l'école a dû quitter le bâtiment. Ensuite il y a eu un club, une bibliothèque, puis la Maison de la Culture.

 Krasny Profintern: Hôtel de Ponizovkin

En 1993, l'usine a été achetée pour une bouchée de pain, mais l'activité commerciale des nouveaux propriétaires a raté, et ils ont fait faillite en 2001. En 1993, il a également fallu sauver les trésors survivants des Ponizovkin. Pour ce faire, en particulier avec le Département Culture de la Iaroslavl fut créée la Commission de sauvetage du patrimoine de Ponizovkin. Tout n'a pas pu être sauvé, mais la porcelaine, les meubles, les lustres en cristal ont transférés dans le Musée d'Art de Iaroslavl. Mais la maison a continué de se détériorer. 

En 2008, l'usine d'amidon de pomme de terre et tous ses bâtiments ont été acquis par le groupe de sociétés "Tachir" «Ташир», qui se entreprit immédiatement la restauration du monument historique et architectural. La société prévoit de transformer complètement cet ensemble magnifique, sans enfreindre son intégrité et son authenticité historique.

Une partie de l'usine abandonnée

A Krasny Profintern 

Le 16 septembre, après la visite de Viatskoe Nadejda nous conduit à Krasny Profintern (Красный Профинтерн) pour une visite vraiment particulière, celle du Palais de Ponizovkin. La traversée de la ville nous fait vraiment penser à une cité ouvrière avec de grands immeubles de quatre étages en brique à l'architecture austère. En longeant la rive gauche de la Volga nous sommes passés devant des bâtiments industriels délabrés, devant le Palais, puis l'hôtel de Ponizovkin et encore d'autres bâtiments délabrés. Nous nous sommes arrêtés au restaurant Ponizovskin pour prendre un thé avant d'entreprendre la visite du palais. La grande salle est décorée avec des trophées de chasse naturalisés dont un ours, un élan, un cerf, un grand tétras…

Nous avons laissé notre véhicule près du quai du bac qui dessert Krasny Profintern à Novodachkovo près de Nekrassovskoïe sur la rive opposée. A cet endroit la Volga mesure environ 800 mètres de large et la barque de pêcheurs que j'y ai aperçu m'a paru un fétu de paille.

Une amie de Nadejda nous rejoint pour nous commenter la visite. Nous entrons dans un vaste espace enherbé et une petite plantation récente de résineux, nous passons devant l'hôtel et nous dirigeons vers le Palais de Ponizovkin.

 

Le grand escalier du Palais de Ponizovskin

Le Palais de Ponizovkin est une sorte de manoir au rez-de-chaussée surélevé et avec un étage d'une hauteur de plafond de quatre à cinq mètres, la façade orientée vers la route qui longe Volga est encadrée par deux tours. Sur la droite une tour ronde au toit pointu à un étage, sur la gauche, une tour carrée à quatre étages avec balcons et échauguettes, faisant penser à un donjon.

Nadejda nous commente l'historique de l'endroit vu qu'elle a passé plusieurs années dans l'école jusqu'à sa fermeture. Nous entrons dans un grand vestibule avec des colonnes et débouchons dans un grand espace ou se situe le grand escalier donnant accès à l'étage, il est éclairé par une verrière . Le bâtiment est construit en briques, mais les planchers et les parties abîmées ont été refaites en béton. Le bâtiment est en cours de restauration. Les pièces sont égayées par une exposition de tableaux dont les couleurs  tranchent sur les murs en brique blanchis par les vestiges du crépi à la chaux.

Nous nous asseyons sur des bancs disposés dans les coursives autour de la cage d'escalier, et nos deux guides nous commentent l'historique du lieu. L'amie de Nadejda nous montre des documents historiques de l'époque ou l'école fonctionnait. Nous avons même pu voir des photos de la grande crue de la Volga de 1930, l'eau atteignait le sol surélevé du rez-de-chaussée. Dans certaines pièces sont exposées des sculptures de taille et d'artistes divers.

 

La grande salle du Palais de Ponizovkin

Dans une pièce du rez-de-chaussée est exposée la maquette du projet de complexe touristique en cours. C'est un plateau de plusieurs mètres de long et d'au moins un mètre de large. On peut y voir à l'échelle, sur la Volga, un port de plaisance et un terminal pour bateaux de croisière.

Dans les bâtiments en cours de restauration sont prévus:

1. un petit magasin et un café; un complexe sportif et de thalassothérapie avec un centre de fitness, spa, piscine, bania…

2. le château Ponizovkin

3. Un restaurant dans la direction de l'usine,

4. Un restaurant dans la maison,

5. Une chapelle,

6. 12 bungalows,

7. Un club,

8. Un atelier de réparation de bateaux de plaisance,

9.a. Une salle de conférences et un salle de réunions, b. un musée, c. un restaurant, d. une cafeteria, e. l'auberge Ponizovkin,

10.a. un débarcadère et un port pour les bateaux de plaisance, b. un ponton pour les passgers des bateaux de croisière,

11.a. Un complexe de trois bains russes, b. un hôpital,

12. Un espace de 11 parcelles avec 11 à 14 pavillons pour les invités du complexe,

13. L'illumination des allées,

14. L'illumination des berges.

La visite se terminant par la salle des maquettes nous sommes retournés au minibus pour prendre la direction d'Abbakumcevo.

 


Abbakumcevo

C'est un petit village sur la route n°78К0020 à mi-chemin entre Krasny Profintern et Iaroslavl. Nous y découvrons, en pleine nature l'église de l'Annonciation, aux cinq coupoles bleues parsemées d'étoiles d'or, accolée à l'église Pierre et Paul. Dans le petit cimetière derrière l'église se trouve la tombe de la mère du poète Nekrassov, et plus loin le caveau en brique d'autres membres de sa famille.

Sur le sentier du retour au bout d'une grande prairie, encadrée par des arbres centenaires nous apercevons l'ancienne école transformée en musée.

La journée est loin d'être terminée, nous reprenons la route dans l'immense plaine ou les paysages se succèdent, bois, prairies, landes, cultures, d’où émergent de minuscules villages aux maisons colorées. Nous trouvons la route longue, car nous n'avons pas mangé, mais apparemment cela ne gêne pas nos accompagnatrices.

 


Novoe

Nous arrivons chez une habitante de Novoe non loin de la Volga. Comme d'habitude l'accueil est très chaleureux, nous visitons la maison traditionnelle et ses dépendances. Elle est en bois, peinte en bleu ciel, aux fenêtres décorées, sur le côté se trouve le bania, et derrière un potager et un verger. L'intérieur est très chaud, fleuri, avec des photos et des broderies un peu partout. Dans un angle, sous le le plafond, est aménagé le coin rouge, avec ses icônes posées sur une étagère au rideau brodé. Notre hôtesse nous décrit sa maison et la vie dans ce village.

Avant de partir elle nous offre un petit verre d'apéritif à base de "chardonnay". Et nous la quittons non sans avoir fait la photo de famille.

 

A Novoe

Nous reprenons le minibus pour Pestresovo, petite ville de l'oblast de Iaroslavl.

 


Pestresovo

Nous sommes accueillis par une responsable régionale devant la maison de la culture. Sur les marches un groupe "folklorique" en costume traditionnel entonne un chant de bienvenue à notre arrivée, et nous offre le pain et le verre de l'amitié. Nous pénétrons dans une grande pièce chauffée par un poêle à bois. Les murs sont tapissés d'étagères sur lesquelles sont alignées des centaines de poupées de fabrication locale. Nous sommes invités à prendre place devant une table copieusement garnie de spécialités du pays. Après le discours de bienvenue nous sommes priés de nous asseoir. Le repas entrecoupé de chants par les femmes et les jeunes qui nous ont accueilli. Nous avons droit à la présentation de diverses poupées fabriquées dans le village, évoquant les mois du calendrier, ou autres significations symboliques. Nous sommes même invités à créer la notre à partir de brins de paille, d'épis de seigle, de tissus de lin … Une jeune femme nous explique le rôle du poêle à bois pour la préparation des repas, le chauffage de la pièce et des lits.

 

Pestresovo: Groupe de chant local dans le Musée des Poupées traditionnelles

Il se fait tard, la nuit commence à tomber, nous prenons congé des personnes qui nous ont chaleureusement accueillies, l'esprit ailleurs, dans le royaume des poupées.

Nous rentrons en silence à Iaroslavl, Ania nous propose de finir la soirée dans un petit restaurant sympathique qu'elle a déniché. Il est près de 22 heures, la lune éclaire les nuages au-dessus de la Volga. Nous entrons dans le restaurant-musée Sobranis qui jouxte une salle de concert sur haut du quai de la Volga. Une précision: le quai de la Volga est une voie de circulation sur un plateau situé à une quinzaine de mètres de la berge du fleuve et de la Kotorosl.

Le côté musée du restaurant n'est pas très important, il se limite à quelques vitrines ou sont exposées des porcelaines bleues, des matriochkas, des pots de miel et de confiture, avec pour chacune le prix affiché. Mais bon, l'essentiel était de bien manger, ce fut fait.

A la sortie du restaurant vers minuit, nous longeons les quais en direction de notre hôtel. Tout a coup un feu d'artifice jaillit de l'extrémité du port dans le lit de la Volga, quelqu'un savait que c'était notre dernier soir en Russie et qu'il fallait fêter cela?

Nous passons devant la Maison-Musée du Gouverneur, savamment éclairée. Sur la Volga un bateau de croisière déverse un flot de lumières qui se reflète sur les flots sombres. Entre les arbres du parc des spots éclairent par en dessous les tours de la cathédrale de l'Assomption, mettant en valeur les arrondis des bulbes et les croix qui les surmontent. A nos pieds les alignements de réverbères éclairent la Strelka sur laquelle l'ours en parterre de fleurs fait une tâche sombre. D’où nous sommes cette esplanade ressemble singulièrement à une piste d'atterrissage, étonnant, non? La lune continue son jeu de cache-cache avec les nuages, hauts dans le ciel. Des jeux de lumières se projettent sur la cathédrale, dont nous aurons presque fait le tour, sur le parc d'attraction niché dans son île, sur l'hôtel flottant "Perle de la Volga" dont les néons dessinent les contours, sur la rotonde, point de vue sur le confluent de la Volga avec la Kotorosl.

 

Iaroslavl: Cathédrale de l'Assomption

 

Nous entrons dans la rue de la Révolution à deux pas de l'hôtel Dvor Aliocha Popovitch et nous apercevons dans le demi jour le "Canon du Prince" pointé vers je ne sais ou. Ce canon a été créé en 1612 en l'honneur du sauvetage du Prince Dmitri Pojarski. C'est le petit frère du canon exposé au Kremlin de Moscou sous le nom de "Canon du Tsar".

Sur cette dernière vue nous entrons à l'hôtel préparer nos bagages et dormir un peu, demain la route sera longue, nous rentrons en France.


 

 

 Serguiev Possad 

Serguiev Possad (en russe : СергиевПосад) est une ville de l'oblast de Moscou, en Russie, et le centre administratif du raïon Serguievo-Possadski. Sa population s'élevait à 108 490 habitants en 2013. Elle est située à 71 km au nord-est de Moscou, sur la route de Iaroslavl.

La ville de Serguiev Possad (Zagorsk de 1930 à 1991) est surtout connue pour son monastère orthodoxe (Laure de la Trinité-Saint-Serge et Cathédrale de la Trinité) , et, à ce titre, fait partie de l'Anneau d'or constitué par plusieurs villes princières, situées autour de la capitale russe et contenant des ensembles architecturaux superbes.

Serguiev Possad: L'Eglise-Porte St Jean Baptiste, au milieu des remparts

Le monastère est considéré comme le cœur de l'orthodoxie russe, car il a été fondé au XIVe siècle par saint Serge de Radonège, saint patron de la Russie. Au XVe siècle, l'endroit acquiert véritablement son statut de laure, puis au XVIe siècle Ivan le Terrible le dote d'un ensemble grandiose de bâtiments et d'églises.

La ville possède un Musée du jouet, qui expose plusieurs milliers de pièces traditionnelles russes et étrangères.

Laure de la Trinité-Saint-Serge

La laure de la Trinité-Saint-Serge (en russe : Троице-Сергиева Лавра) est un important monastère orthodoxe russe situé dans la ville de Serguiev Possad. Le monastère fut fondé par Serge de Radonège, saint patron de la Russie, au milieu du XIVe siècle. C'est là qu'il bénit, en 1380, le prince Dmitri Donskoï à la veille de la bataille de Koulikovo, qui fut la première victoire majeure sur les Tatars après 150 ans de domination. Les plus grands peintres iconographes de la Russie médiévale, Andreï Roublev et Daniil Tcherny, furent invités à décorer la cathédrale. Le monastère était une redoutable forteresse qui résista seize mois aux armées polonaises et lituaniennes au début du XVIe siècle. Il a également joué un grand rôle culturel, notamment en raison de l'école de copie et de miniatures fondée au XVe siècle. Mais en 1930, le monastère perdra deux de ses plus grands trésors, l'icône de la Trinité d'Andreï Roublev, transférée à la galerie Tretiakov à Moscou ainsi que les cloches du beffroi de la Trinité qui sont détruites.

Le monastère est aujourd'hui devenu un musée d'art, d'histoire et d'architecture qui conserve une vaste collection de peintures et d'objets liturgiques d'or et d'argent.

C'est un des plus anciens monastères, de la foi orthodoxe, haut lieu de pèlerinage orthodoxe, avec en particulier cathédrale de la Trinité (Troitski Sobor) qui abrite la tombe de Serge de Radonège. Parmi les autres bâtiments du complexe se dresse la cathédrale de l'Assomption (Ouspenski Sobor), principale église du monastère, avec ses cinq dômes, un doré et les quatre autres d'un bleu intense constellé d'étoiles dorées. C'est Ivan le Terrible qui en ordonna la construction en 1559. Au fond, du côté nord-ouest, se situe la tombe du tsar Boris Godounov. Enfin, le long du mur sud de la forteresse, se trouve l'église-réfectoire de Saint-Serge (Trapeznaïa Tserkov Sankt-Sergueï) qui fut bâtie au XVIIe siècle et à côté de laquelle résidait le patriarche de l'église orthodoxe dans les quartiers du métropolite qui la jouxtent. Dominant l'ensemble du complexe, le clocher à cinq étages édifié par Dmitri Oukhtomski et Ivan Mitchourine au milieu du XVIIIe siècle contient encore 25 cloches sur les 42 qu'il abritait à l'origine.

L'ensemble architectural de la laure de la Trinité-Saint-Serge est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1993.

 

Notre route de Iaroslavl à Domodedovo par Serguiev Possad

Vers neuf heures nous prenons la route pour Domodedovo avec une halte prévue pour une courte visite à Serguiev Possad. Dans le minibus, personne ne dit mot, nous sommes pris par la nostalgie de fin de voyage, il nous tarde d'être dans l'avion...

A la sortie de Iaroslavl nous apercevons sur la gauche les deux grandes tours bleu-ciel qui dominent la ville, sur la droite défilent les supermarchés et autres grands magasins aux couleurs vives, Plus loin, un château d'eau peint en vert, couvert d'antennes, se dresse entre deux arbres. Au dessus d'une zone industrielle s'échappent des panaches gris qui se confondent avec le ciel si bas qu'on ne distingue pas le sommet d'une haute cheminée blanche et rouge. Après de nombreux kilomètres, dans la courbe d'un virage en face de nous se dresse l'église Pierre et Paul de Petrovsk. Elle est vraiment particulière et très esthétique, un seul bulbe gris posé sur une tourelle émergeant d'un dôme ressemble vraiment à un oignon, à côté le clocher se termine par une flèche très effilée.

Petrovsk: Eglise Pierre et Paul

La route est à deux voies, c'est une succession de longues lignes droites et de longues montées et descentes. La circulation est fluide, ce qui n'empêche pas certains véhicules de dépasser sur la ligne blanche ou en sommet de côte. Parfois un véhicule plus lent que les autres roule sur le bas-côté pour se laisser dépasser. Heureusement, les voies sont larges et les bas-côtés goudronnés, chez nous sur le même espace nous aurions une route à 4 voies.

Nous faisons une halte devant l'hôtel Oasis de Gleboskoe. Sur le parking sont stationnés deux camions Kamaz 6x6 d'une compagnie pétrolière, dont l'un est équipé pour transporter des personnes. Il me font penser au rallye Paris Dakar, et je me prends à rêver de partir en Sibérie avec un tel véhicule. Sur l'autre côté de la route des vendeurs de pastèques se préparent à présenter leurs produits aux voitures qui passent.

Un panneau particulier attire mon attention, il indique une zone de passage d'élans, vu la taille de ce type d'animal, il vaut mieux être prudent.

Arrivés à Serguiev Possad nous garons le véhicule au bas de la Laure de la Trinité Saint Serge. Une petite passerelle enjambe la rivière Kopnika, nous longeons des grilles de protection de l'ancien marché qui héberge maintenant des ateliers de la Laure. Sur un espace vert est édifié le monument sur lequel brûle la flemme éternelle, le chemin piétonnier passe ensuite entre l'auberge de jeunesse sur la gauche et les églises Piatnitsa et Vvedenskaya. Nous voyons enfin le mur d'enceinte et la tour Piatnitsa, à l'angle sud de la Laure, derrière elle émergent les bulbes d'or des cathédrales. Des marchands de tableaux et de souvenirs accostent les passants. Un imposant attroupement de public se presse devant l'église-porte d'entrée. Avant même d'entrer nous sommes saisis par la beauté de l'architecture et des décorations de la porte. Dans l'embrasure, en face de nous se dresse l'imposante cathédrale de la Dormition. Nous nous faufilons pour éviter de nous mêler aux groupes de visiteurs et avoir de l'espace pour profiter de la beauté du lieu. Sur la gauche un marchand de kvass est assailli de clients, nous nous approchons du splendide Réfectoire-Eglise Saint Serge, puis de la cathédrale de la Trinité toute blanche aux bulbes d'or.

Serguiev Possad: Eglises de l'Assomption et du Saint Esprit

Profitant d'une accalmie dans le public nous entrons dans la cathédrale de la Dormition, toute tapissée de peintures représentant des personnages de la vie religieuse dont certains sont identiques à ceux que nous avons vus les jours précédents. La visite mérite vraiment le détour, cependant nous sommes choqués par le côté profane des visiteurs, sans grand respect pour ce lieu sacré.

Nous contournons l'imposant clocher bleu-ciel et blanc, et pour prendre un bol d'air et échapper à la cohue nous traversons le parc planté de rosiers et d'arbres entre lesquels émergent les bulbes de l'église Saint Jean Baptiste, porte de la Laure, dont la décoration particulière rappelle celle du Réfectoire-Eglise. Toutes les voûtes et les façades sont couvertes de fresques, dont une représente Saint Serge tendant un morceau de pain à un ours. La scène se passe dans une forêt sombre près de Radonège, dans laquelle Serge demeura ermite durant trois ans, avec pour seuls livres le psautier et les Évangiles, et pour seul voisinage les animaux sauvages de cette forêt, au nombre desquels les loups et ours n’étaient pas rares. Un de ces ours devint d’ailleurs un habitué de l’ermitage, Serge lui donnait régulièrement du pain.

Artisanat à Serguiev Possad

Sur le chemin nous achetons quelques souvenirs et regagnons notre véhicule. En arrivant près de Moscou nous nous arrêtons manger à Pouchkino dans une cafétéria. L'endroit nous a rappelé le pays vu que nous étions proche de nouveaux grands magasins Décathlon et Leroy Merlin.

Après avoir mariné dans les bouchons nous arrivons à l'aéroport suffisamment tôt pour ne pas rater notre avion, cela aurait été vraiment le premier accroc dans ce voyage qui s'est déroulé comme prévu et qui nous a comblé au-delà de nos espérances.

Serguiev Possad: Saint Serge et l'Ours apprivoisé