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Je redis "INSOLITE" car cette visite organisée par l'Association Pouchkine le 5 février 2016 nous a fait connaître des parties du Musée Ingres habituellement fermées au public. Le groupe a rassemblé environ 25 personnes sympathisantes de l'Association Pouchkine, sous la conduite d'une guide du Musée avec la traduction simultanée de ses explications par Ania.

 

Au début de la visite nous avons circulé dans les étages supérieurs, jusque sous la toiture ou nous avons pu admirer le travail des charpentiers qui ont réalisé la couverture de l'ancien Palais Episcopal, aujourd'hui Musée Ingres. Depuis les fenêtres nous fumes saisis par les points de vue sur le Tarn, le quartier de Villebourbon, le Temple des Carmes, la vue se poursuivant jusqu'à l'église de Montbeton...

En redescendant nous avons circulé dans les salles consacrées à deux illustres Montalbanais Jean-Auguste-Dominique Ingres qui a offert à sa ville natale l’ensemble de son fonds d’atelier, une trentaine de peintures mais aussi 4500 dessins autographes présentés par roulement ainsi que son fameux violon. Un bel hommage est également rendu au sculpteur Antoine Bourdelle, autre natif de la capitale quercynoise, par l'exposition d'un grand nombre de ses œuvres. 
D’autres collections, telles que celles d’Armand Cambon (ami et élève d’Ingres et premier directeur du musée), mais aussi un bel ensemble de tableaux anciens retraçant l’histoire de la peinture du XVI au XVIIIème siècle, tant en France qu’à l’étranger, des faïences des XVIIIème et XIXème siècles, d’importants vestiges archéologiques régionaux, sont exposés.

Avant de descendre dans les pièces basses nous avons pu voir le petit cabinet ou furent cachés la Joconde ainsi que d'autres tableaux de grande valeur, dans la période 1940-1942, pour les préserver du pillage des nazis. La visite passe par la Salle du Prince Noir renfermant des vestiges archéologiques. De là les corridors nous ont conduit sous la première arche du Pont Vieux construit par Philippe le Bel et terminé en 1316. Nous avons pu admirer l'ingéniosité des architectes pour la réalisation des voûtes en brique supportant la masse du pont âgé maintenant de 700 ans. De là nous nous avançons jusqu'à un réduit qui dans le temps a servi de prison, sur les murs duquel sont conservé des graffitis gravés par les occupants.

Par d'autres couloirs et escaliers souterrains nous sommes descendus dans une grande salle aujourd'hui inoccupée située à près de 10 m sous le niveau du parking des berges du Tarn. Des conduits bâtis en brique semblables à des cheminées et légèrement incurvés vers l'extérieur nous laissent entrevoir la lointaine lumière du jour.

C'est par cette dernière salle que nous terminons notre visite fort intéressante qui aura duré environ deux heures, avant de prendre un repas en commun en toute convivialité.